L’interrogateur

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D’ordinaire, je contrôle toute la chaine de production de mes projets musicaux, de la composition jusqu’à l’étape finale : le mixage/mastering. Mais pas cette fois.

Je n’ai aucune formation d’ingénieur du son, j’ai appris et je continue à apprendre sur le tas, en expérimentant, en effaçant et en recommençant. Au final, ça donne quelque chose. Il semblerait que je ne sois pas trop mauvais, bien que tout reste perfectible et que l’écoute et l’appréciation de musique restent très personnelles.

Pour la deuxième fois, on a fait appel à moi pour réaliser le montage et le mastering de cette reprise de Renaud (Déserteur). Une expérience très enrichissante puisque j’interviens uniquement à la fin du processus.
Mon travail a été de traiter les prises de voix réalisées avec des matériels et des moyens différents, de traiter la bande instrumentale et de proposer quelque chose de cohérent au niveau sonore.

Voici un petit message de l’initiateur de ce projet.

Un seul mot comme point de départ.

Un mot comme une étincelle m’a donner l’idée d’écrire ce texte.
Je discutai par messagerie interposée avec Manu et au fil de cette conversation électronique, Manu m’appela “déserteur”. Dans le contexte de cette discussion, il s’agissait d’un trait d’humour. Ceci étant, ce mot raisonna étrangement en moi. Déserteur… Déserteur… Ce mot me rappela la reprise de Renaud, à partir d’une idée originale de Boris Vian. Déserteur… Déserteur… trop facile j’avai déjà la mélodie! Il me suffisait d’écrire des alexandrins en rapport avec la situation que nous vivions depuis le 17 mars et je pensai pouvoir sortir quelque chose d’intéressant. J’écrivis 90% du texte et mon ami Texou m’épaula pour fignoler quelques strophes. Le texte était là, il fallait maintenant que ça soit un minimum audible. De manière évidemment confinée, Texou et moi avons enregistré nos parties. Puis, je demandai à Manu de mixer et masteriser nos paroles avec la musique. Après une semaine d’un travail fourni et rigoureux, la version finale était prête. Je ne voulais pas d’un morceau que l’on ferait qu’écouter car, les futurs auditeurs pourraient vite décrocher. C’est pour cela que je demandai “ENCORE” à Manu de réaliser une vidéo avec les paroles.

Voilà le résultat final, en espérant qu’il vous plaira. Un grand merci à toi Manu pour avoir respecter ton engagement malgré la difficulté du mixage. Je sais que ta petite famille, pour des raisons évidentes, t’as aidé pour le montage vidéo, mes remerciements s’adressent à eux également!

Pascal GIRARD

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Parole de L’Interrogateur

Monsieur le président, je vous écris ces mots,
Avec ceux qui comme moi, adhèrent à ces propos.
Vous avez décrété, lundi 16 mars dernier,
qu’les citoyens français, devaient se confiner.
ça m’a vraiment surpris, jn’ai pas peur de le dire,
Cette étrange situation, je n’l’avais pas vu v’nir,
Les écoles qui ferment et le chômage partiel,
Le silence des rues agresse nos oreilles.
agresse nos oreilles.
Alors au tout début, comme à l’accoutumée,
Les commerces de France furent dévalisés,
il n’y avait pourtant aucune pénurie,
seulement beaucoup d’humains avec leurs conneries.
Cloîtré à la maison, avec mes deux gamins,
Faisant des allers-r’tour, du salon au jardin,
Je ne suis pas à plaindre, et j’en suis bien conscient,
par rapport à tout ceux, n’ayant pas de logement.
n’ayant pas de logement.
Monsieur le président, à travers vos discours,
Vous déclarez la guerre, à ce virus qui court,
remerciant infirmières, aides-soignants et médecins,
déjà plus glorifiant, qu’un silence de dédain.
ça fait plusieurs années que ces corps de métiers,
Vous réclament matériels, finances et salariés,
Défilant dans les rues, exprimant leurs colère,
Leurs armes d’aujourd’hui sont des moyens précaires.
Sont des moyens précaires.
Pas assez d’équipements, et pas assez de lits,
hôpitaux surchargés, face à l’épidémie,
débloquant en urgence, des dizaines de milliards,
Ca vous donne bonne conscience mais c’est peut-être un peu tard.
Les radios les télés, s’en donnent à coeur joie,
relayant des infos qu’ils ne maîtrisent pas,
Amplifiées aujourd’hui, par les réseaux sociaux,
Comment bien discerner, vérités ou ragots.
vérités ou ragots.
Est-ce que la chloroquine, pourrait tous nous sauver ?
Mais pourquoi donc alors, tant la diaboliser ?
Les masques sont dev’nus, bien plus précieux que l’or,
Rachetés en cash public sur les aéroports.
Quelles que soient les épreuves, qu’il nous faut affronter,
l’attitude de l’Homme restera inchangée,
mensonges et trahisons, l’égoïsme et la haine,
Seront à chaque fois, des valeurs souveraines.
des valeurs souveraines.
Monsieur le président, vous dites bien volontiers,
y’aura pour ce virus, un avant et un après,
Pardonnez-moi monsieur, je n’en suis pas certain,
Mais l’espoir nous fait vivre, nous verrons bien demain.
Mais l’espoir nous fait vivre, nous verrons bien demain.

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